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Grand Débat National

 

Grand Débat National

Thématique : Démocratie et Citoyenneté

Le monde associatif en France : constat et suggestions

 

A Orléans le jeudi 7 mars 2019 et Montargis le lundi 11 mars 2019

En présence et sous la direction de Monsieur Hervé SÉRIEYX ex Délégué Interministériel à l’insertion des jeunes et ancien Président de France Bénévolat France

 

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Ces deux réunions, au demeurant largement interactives, sur la place et le rôle des associations en France se sont voulues inscrites dans la thématique « Démocratie et Citoyenneté » au titre du Grand Débat National voulu par Monsieur le Président de la République.

D’emblée, il est demandé que de telles rencontres se tiennent plus souvent, preuve qu’il y a un réel besoin de communication entre le milieu associatif et les pouvoirs publics dans notre pays. On insiste sur la nécessité de renforcer la laïcité républicaine. On va jusqu’à prôner l’apprentissage de la citoyenneté dès l’école primaire.

Le contexte est celui d’un millefeuille associatif englué dans une République elle-même encombrée par une complexité administrative exacerbée. A partir de là, sont suggérés des remèdes et solutions.

On insiste tout d’abord sur le fait que le  bénévolat a besoin d’être valorisé et reconnu, entre autres par les pouvoirs publics, étant précisé que cet état implique un réel engagement et une implication avérés. Car le bénévole est vu comme un moteur de la société.

A cet égard, on va jusqu’à suggérer l’apprentissage de la citoyenneté dès l’école primaire, ce qui pourrait être un vecteur de promotion des associations de la Cité.

Puis, vient en question la problématique des jeunes et du bénévolat. Sur ce point, il convient avant tout de ne pas stigmatiser la jeunesse en général. En l’espèce, une leçon admirable d’engagement total nous a été donnée par un jeune président d’une association confectionnant des repas à la maison pour aller les porter aux sans-abri à la gare d’Orléans. Que d’implication enthousiaste dans un esprit d’humilité ! Se pose néanmoins la question des jeunes qui sont sans emploi ou de certains qui auraient « décroché » ! Pour ceux-là, le bénévolat est un levier d’insertion qui peut et doit se faire avec conviction et combativité. En outre, il est suggéré d’accueillir des jeunes au sein des assemblées générales associatives, entourés d’anciens afin de développer en eux un désir de s’impliquer sur un plus long terme.

Curieusement ne sera pas abordée la question de la relation des actifs au bénévolat.

En revanche, on décompte de nombreux chômeurs dans les bénévoles qui souhaitent ne pas être stigmatisés par Pôle Emploi, c’est-à-dire sanctionnés financièrement sous prétexte qu’ils sont bénévoles. C’est un point qui est rappelé à juste titre aux pouvoirs publics et qui appelle la plus grande vigilance.

On insiste aussi sur le fait qu’il faut absolument renforcer les liens intergénérationnels.

Viennent alors des suggestions :

-      Le Référendum d’Initiative Citoyenne serait plus productif s’il se tenait au sein des régions, pour plus de proximité avec le terrain, dont font partie les associations ;

-      Il faut redonner des moyens aux associations, les faire connaître et reconnaître quitte, selon certains, à rémunérer quelque peu les bénévoles actifs….

-      Il convient de ne pas instrumentaliser les associations au service du politique mais en faire des acteurs complémentaires des pouvoirs publics ;

-      Il est demandé que soit comptabilisée dans le PIB la valeur ajoutée par le travail associatif

-      Intégrer les associations dans les instances politiques de proximité semblerait productif (participation au Conseil municipal) ;

-      Créer un régime national pour les baux consentis aux associations ;

-      Une simplification des documents administratifs de demande de subventions s’impose à l’évidence ;

-      Il est préconisé la fixation d’une période limite de mandat pour les dirigeants associatifs. C’est pourquoi, afin d’optimiser la relève, la formation progressive de membres bénévoles serait la bienvenue. Ces derniers apprendraient ainsi progressivement à entrer dans le processus décisionnel ;

-      Favoriser le dialogue avec les élus serait productif ;

-      Il en irait de même si l’on créait un statut associatif juridiquement simplifié ;

-      Enfin, et sans être exhaustif compte tenu des nombreuses interventions, il conviendrait selon certains d’optimiser au plan fiscal les dons aux associations.

Au final, il reste à ce jour des freins à la promotion et l’efficacité du bénévolat. Qui manque de moyens financiers et humains. L’individualisme est dommageable mais il faut rechercher les bonnes volontés et les aider car on constate cependant un manque de savoir-faire. Il nous faudrait réapprendre à communiquer.

Il convient désormais de faire des associations des vecteurs de la cohésion nationale et des moteurs pour la nation. Le tissu associatif français est une richesse nationale qui demande à être mieux exploitée, mieux reconnue, et mieux soutenue surtout financièrement. Il suffit de se mettre à son écoute pour aller plus avant.

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